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  • West Nile : protéger ton cheval des moustiques qui transmettent le virus

    Le virus West Nile, ou virus du Nil occidental, circule chaque été dans une partie de la France. Il se transmet au cheval par la piqûre de moustiques du genre Culex. La plupart des chevaux infectés ne montrent rien, certains développent des troubles nerveux graves. Voici comment le virus circule, les signes qui doivent t’alerter, et les mesures qui limitent les piqûres.

    Ce qu’il faut retenir

    • Les oiseaux sont le réservoir du virus, les moustiques Culex le transmettent.
    • Le cheval est un cul-de-sac : il ne sert pas de relais au virus.
    • La maladie est à déclaration obligatoire.
    • Un vaccin existe pour le cheval.
    • Rentrer les chevaux à l’aube et au crépuscule et supprimer les eaux stagnantes réduisent les piqûres.

    Comment le virus arrive jusqu’au cheval

    Le RESPE, réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine, décrit le cycle :

    • les oiseaux sont les hôtes habituels du virus ;
    • les moustiques du genre Culex s’infectent en piquant des oiseaux, puis piquent le cheval ;
    • le cheval, comme l’homme, est un hôte accidentel, qualifié de cul-de-sac épidémiologique.

    L’ARS Occitanie indique que la région connaît des épisodes de circulation depuis 2018. Elle cite pour 2024 10 cas humains et 50 cas chez les équidés, dont 10 décès, et de nouveaux cas chaque année depuis.

    Les signes chez le cheval

    L’ARS Occitanie indique que l’infection passe inaperçue dans la majorité des cas, 80 %. Quand elle s’exprime, le RESPE décrit :

    • un début par de la fièvre et une baisse de l’état général ;
    • puis des signes nerveux, en général discrets ;
    • dans les formes graves, une ataxie, c’est-à-dire des troubles de la coordination, et une difficulté à se déplacer qui va jusqu’à la paralysie.

    L’ARS Occitanie cite aussi l’apathie et la sensibilité à la lumière. Le RESPE précise que la maladie connaît parfois une issue mortelle, ou laisse des séquelles nerveuses après guérison.

    L’ARS Occitanie rappelle qu’il n’existe pas de traitement spécifique, seulement un traitement de soutien. Si ton cheval montre des signes nerveux, elle conseille de l’isoler dans un endroit calme et peu éclairé, puis d’appeler ton vétérinaire pour les prélèvements.

    Le statut réglementaire

    Le RESPE classe la fièvre de West Nile en catégorie 1 : déclaration obligatoire et gestion par l’État. C’est aussi une zoonose, une maladie qui touche l’homme et l’animal. Le RESPE signale que ces classements sont en cours de révision dans le cadre de la loi de santé animale.

    Le vaccin

    Selon le RESPE, la primo-vaccination du cheval se fait à partir de 6 mois, en deux injections espacées de 3 à 5 semaines, suivies d’un rappel annuel. Le RESPE indique que la vaccination assure une bonne protection chez la majorité des chevaux. L’ARS Occitanie la présente comme le moyen de prévention le plus efficace pour les équidés. Parles-en avec ton vétérinaire, en particulier si tu vis dans une zone où le virus a déjà circulé.

    Limiter les piqûres de moustiques

    Supprimer les eaux stagnantes

    • Vide tout ce qui retient l’eau autour de l’écurie. Le RESPE cite les bâches et les ornières, l’ARS Occitanie les baignoires, les pots de fleurs et les bâches.
    • Lave et sèche les abreuvoirs une fois par semaine. L’ARS Occitanie précise que de nouveaux moustiques adultes émergent tous les 10 jours.

    Adapter les horaires

    • Rentre les chevaux à l’aube et au crépuscule, périodes de forte activité des moustiques selon le RESPE.
    • L’ARS Occitanie conseille de rentrer les chevaux la nuit et d’éviter les sorties nocturnes en zone marécageuse.

    Ces horaires recoupent ceux des culicoïdes. Les mesures décrites dans notre article sur les culicoïdes servent donc deux fois.

    Protéger l’écurie et le cheval

    • Pose des moustiquaires au-dessus des boxes, comme le recommandent le RESPE et l’ARS Occitanie.
    • Utilise des couvertures et des masques anti-insectes, cités par l’ARS Occitanie. Voir notre article sur le masque anti-mouches.
    • Installe des pièges à moustiques, cités par le RESPE.
    • Applique un répulsif adapté au cheval avant les heures à risque, avec notre guide du répulsif anti-mouches.

    Surveiller

    Pendant la période à risque, le RESPE recommande de prendre la température des chevaux chaque jour. Une fièvre repérée tôt permet d’appeler le vétérinaire avant l’apparition des signes nerveux.

    Ton calendrier de prévention

    1. Avant la saison des moustiques : vaccination ou rappel avec ton vétérinaire, selon le schéma du RESPE.
    2. Dès les premières chaleurs : chasse aux eaux stagnantes, abreuvoirs lavés chaque semaine, moustiquaires posées.
    3. Pendant toute la période à risque : chevaux rentrés à l’aube et au crépuscule, température prise chaque jour.
    4. Au moindre signe : fièvre, cheval abattu, démarche anormale, appel au vétérinaire sans attendre.

    Et les insecticides

    Le RESPE cite le traitement insecticide des équidés et des locaux, et l’ARS Occitanie recommande de l’utiliser avec modération. Avant d’en utiliser, lis notre article sur les insecticides contre les mouches : leur efficacité sur le cheval est limitée, et leur usage en routine pose des problèmes de résistance et d’impact sur la faune.

    Sources : RESPE, fiche « Fièvre de West Nile » · ARS Occitanie, « Prévention du virus du Nil occidental, conseils aux détenteurs de chevaux ».

  • Anémie infectieuse des équidés : le rôle des taons et comment t’en protéger

    L’anémie infectieuse des équidés est une maladie virale grave, sans traitement, et à déclaration obligatoire en France. Elle se transmet par le sang, et les taons en sont le principal transporteur. C’est l’une des raisons de prendre au sérieux la lutte contre les insectes piqueurs au pré. Voici ce qu’il faut savoir, d’après le RESPE et la thèse vétérinaire de l’ENVT sur les taons et les stomoxes.

    Ce qu’il faut retenir

    • Le virus passe d’un équidé à l’autre par le sang, surtout via les piqûres de taons.
    • La maladie est classée en catégorie 1 : déclaration obligatoire et gestion par l’État.
    • Le test de Coggins est la technique de référence.
    • Les équidés atteints sont marqués et abattus, selon le RESPE.
    • La lutte contre les insectes fait partie de la prévention.

    Comment le virus se transmet

    Le RESPE, réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine, résume trois voies :

    • les piqûres d’insectes qui se nourrissent de sang, principalement les taons ;
    • les aiguilles ou le matériel chirurgical souillés par le sang d’un animal infecté ;
    • la jument infectée, qui transmet le virus à son poulain pendant la gestation.

    Pourquoi le taon est le premier suspect

    La thèse vétérinaire de Judith Badelon (ENVT, 2016) explique le mécanisme. Le taon ne fabrique pas le virus : il le transporte, comme une aiguille souillée. Tout se joue quand son repas est interrompu.

    1. Le taon pique un cheval infecté.
    2. Le cheval le chasse d’un coup de queue ou de tête, le repas s’arrête.
    3. Le taon part finir son repas sur un autre cheval, avec du sang infecté sur ses pièces buccales.

    La thèse compare les quantités de sang qui restent sur ces pièces buccales : de l’ordre de 0,4 nanolitre pour un stomoxe, au moins dix fois plus pour un taon, de 6 à 10 nanolitres selon sa taille. D’où la conclusion de la thèse : les taons sont des transporteurs mécaniques plus efficaces que les stomoxes. Les deux figurent dans la liste des insectes capables de transmettre l’anémie infectieuse.

    Ce mécanisme explique aussi pourquoi un cheval harcelé, qui se défend sans cesse, interrompt plus de repas. Notre article sur le taon détaille comment il trouve sa cible et comment l’en détourner.

    La maladie chez le cheval

    D’après le RESPE :

    • l’incubation dure de 15 à 45 jours ;
    • la forme aiguë associe une forte fièvre, une perte d’appétit, une accélération du cœur, des difficultés respiratoires, une conjonctivite, une anémie sévère et parfois du sang dans les crottins ;
    • dans cette forme, la mort survient en quelques jours dans 80 % des cas, ou l’animal récupère ;
    • il existe aussi des formes subaiguës, chroniques et sans symptôme.

    Un cheval sans symptôme reste porteur du virus. C’est ce qui rend le dépistage indispensable.

    Le statut réglementaire

    Le RESPE précise que l’anémie infectieuse des équidés :

    • figure sur la liste des risques sanitaires de catégorie 1, avec déclaration obligatoire et gestion par l’État ;
    • est inscrite au code rural comme vice rédhibitoire, sous sa seule forme sérologique, avec ou sans symptômes ;
    • conduit au marquage et à l’abattage des équidés atteints.

    Le diagnostic repose sur le test de Coggins, une prise de sang analysée en laboratoire, technique de référence selon le RESPE. D’autres techniques existent mais ne sont pas autorisées en France.

    La prévention

    Le RESPE cite parmi les mesures de prévention sanitaire :

    • le dépistage des porteurs par le test de Coggins ;
    • l’isolement des animaux malades ;
    • la lutte contre la transmission par les insectes : désinsectisation des écuries, et éviter de mettre les chevaux dehors.

    Côté insectes, au quotidien

    • Réduis la pression des taons au pré avec un piège visuel en plein soleil, voir notre guide du piège à mouches pour chevaux et notre pas à pas pour fabriquer un piège à taons.
    • Adapte les sorties : les taons chassent au soleil, aux heures chaudes.
    • Couvre les chevaux sensibles avec une chemise, et applique un répulsif avant les sorties, avec notre guide du répulsif anti-mouches.
    • Limite les stomoxes à la source, voir notre article sur le stomoxe.

    Côté matériel

    Le RESPE cite les aiguilles et le matériel souillés parmi les voies de transmission. Une aiguille ne sert qu’une fois et qu’à un seul cheval.

    Ce que la lutte contre les taons change

    Le mécanisme décrit par la thèse de l’ENVT repose sur les repas interrompus. Chaque mesure qui réduit le nombre de taons autour de tes chevaux, ou qui leur évite d’être harcelés, réduit aussi le nombre de repas commencés sur un cheval et terminés sur un autre. C’est pourquoi les mesures du quotidien comptent, même quand aucun cas n’est signalé dans ta région :

    • moins de taons au pré grâce aux pièges ;
    • moins d’exposition aux heures où ils chassent ;
    • des chevaux protégés par une chemise ou un répulsif, qui se défendent moins.

    Si tu achètes ou accueilles un cheval

    Puisque la maladie est un vice rédhibitoire dans sa forme sérologique, parle du test de Coggins avec ton vétérinaire lors d’une visite d’achat. Si ton écurie accueille un nouveau cheval, renseigne-toi sur son statut avant de le mettre au pré avec les autres.

    Au moindre doute sur un cheval fiévreux et abattu, appelle ton vétérinaire. Le RESPE publie aussi les alertes sanitaires en cours.

    Sources : RESPE, fiche « Anémie infectieuse des équidés » · J. Badelon, thèse ENVT, 2016.

  • Lutte biologique contre les mouches : les mini-guêpes à l’écurie

    Certaines mini-guêpes pondent dans les pupes de mouches. Leur larve se développe dedans, et la mouche n’éclot jamais. Ces auxiliaires existent déjà autour de ton écurie, en petit nombre. Des fournisseurs agricoles en proposent pour renforcer leur population. Voici comment elles agissent, ce que les études en disent, et ce qu’il faut savoir avant d’en lâcher.

    Ce qu’il faut retenir

    • Les mini-guêpes parasitoïdes pondent dans les pupes de mouches et bloquent l’éclosion.
    • Elles ne piquent ni les humains ni les chevaux.
    • Le genre Spalangia s’est montré bien plus efficace que Muscidifurax raptorellus dans de la litière de cheval, en laboratoire.
    • Elles agissent sur la génération suivante, pas sur les mouches déjà adultes.
    • Elles complètent la gestion du fumier, elles ne la remplacent pas.

    Comment agissent ces mini-guêpes

    Un article de Réussir publié en juin 2026 présente les mini-guêpes des genres Muscidifurax et Spalangia :

    • elles pondent dans les pupes présentes dans l’environnement et empêchent l’éclosion des jeunes mouches ;
    • elles sont déjà présentes, mais en nombre insuffisant pour contrôler les mouches ;
    • elles sont surtout nocturnes et n’ont pas de dard : elles ne dérangent ni les hommes ni les animaux.

    L’article indique que leur lâcher permet d’abaisser la pression des mouches à un niveau compatible avec de bonnes conditions d’élevage. Il ne donne pas de chiffre d’efficacité.

    Ce que montrent les relevés de terrain

    La thèse vétérinaire de Judith Badelon (ENVT, 2016) fait le point sur les parasites naturels des stomoxes :

    • au Danemark, dix espèces parasites des pupes de stomoxes ont été identifiées dans des élevages, surtout des hyménoptères ;
    • des études aux États-Unis et au Danemark trouvent 12 à 20 % de pupes parasitées dans la nature.

    Autrement dit, sans intervention, la grande majorité des pupes éclosent. C’est l’argument des lâchers : augmenter la part de pupes parasitées.

    Le bon genre pour une écurie

    Une étude publiée en 2011 dans Environmental Entomology par Pitzer et ses collègues, avec le service de recherche agricole américain, a testé trois espèces sur des pupes de stomoxes cachées dans de la litière de cheval souillée :

    • dans de petits gobelets, les trois espèces ont parasité autant de pupes ;
    • dans de grandes enceintes remplies de litière, les deux espèces de Spalangia ont parasité environ 50 fois plus de pupes que Muscidifurax raptorellus.

    Les auteurs en concluent que Spalangia trouve mieux ses hôtes dans les litières équines, et que les mélanges du commerce à base de Muscidifurax risquent d’être inefficaces dans les écuries de Floride. L’étude a été menée en laboratoire, avec le climat et les espèces de Floride : elle ne garantit pas le même résultat chez toi. Elle te donne une question à poser à ton fournisseur : quelles espèces contient le lâcher.

    Les limites à connaître

    L’échec d’un programme à grande échelle

    La thèse de l’ENVT rapporte l’expérience de La Réunion. À partir de 1994, un programme public de lutte contre des maladies des bovins a organisé des lâchers massifs, deux fois par mois, d’une mini-guêpe, Spalangia nigroaenea, contre les stomoxes. Jugé trop lourd à maintenir, il a été abandonné. La thèse en tire deux leçons : la lutte biologique demande une production continue d’auxiliaires, et une étude préalable des mouches et des parasitoïdes en place.

    Les autres insectes

    Ces mini-guêpes visent les mouches qui se développent dans le fumier et la litière. Elles n’agissent pas sur les taons : la thèse indique que la lutte biologique contre eux a été peu étudiée et ne permet pas de contrôle suffisant. Pour les taons, voir notre article sur le taon.

    Le délai

    Une mini-guêpe agit sur une pupe. Les mouches adultes déjà présentes continuent leur vie. L’effet se joue sur les générations suivantes, d’où l’intérêt de commencer tôt dans la saison.

    Faire cohabiter auxiliaires et autres méthodes

    • Le fumier d’abord : moins de lieux de ponte, moins de pupes à parasiter. Voir notre article sur le stockage du fumier.
    • Les pièges : ils capturent les adultes pendant que les auxiliaires travaillent sur les pupes. Voir notre guide du piège à mouches pour chevaux.
    • Les insecticides : GDS France déconseille les pulvérisations dans l’environnement, qui touchent la faune non ciblée. Les auxiliaires en font partie. Voir notre article sur les insecticides contre les mouches.

    Avant de commander

    1. Identifie tes mouches : stomoxes, mouches domestiques, ou les deux. Voir notre article sur le stomoxe.
    2. Repère les zones de ponte : fumière, litière, refus de foin.
    3. Demande au fournisseur les espèces, la quantité, le rythme des lâchers et les zones de dépôt.
    4. Note l’état de départ : nombre de mouches sur un piège témoin, chaque semaine.
    5. Compare après quelques semaines, avec le même piège au même endroit.

    Sans ce relevé de départ, tu ne sauras pas si les lâchers ont servi.

    Sources : Réussir, « Des alternatives pour contrôler les populations de mouches », juin 2026 · J. Badelon, thèse ENVT, 2016 · Pitzer et al., étude sur les parasitoïdes en litière équine, Environmental Entomology, 2011.

  • Insecticide contre les mouches : ce qui marche à l’écurie et sur le cheval

    L’insecticide paraît la solution la plus rapide contre les mouches. Sur le cheval, il tient mal. Dans l’écurie, il nuit aux abeilles s’il est pulvérisé partout, et il sélectionne des mouches résistantes s’il est utilisé en routine. Il garde une place, ciblée. Voici ce que disent les vétérinaires et les groupements sanitaires, et comment l’utiliser à bon escient.

    Ce qu’il faut retenir

    • Sur le cheval, les insecticides tiennent peu, faute de sébum pour les fixer.
    • Des stomoxes résistants aux pyréthroïdes ont été mis en évidence en France.
    • Les pulvérisations dans l’environnement touchent les abeilles et la faune.
    • Les larvicides ciblent les gîtes qu’on ne supprime pas.
    • L’insecticide vient après le fumier, les pièges et les protections, pas avant.

    Répulsif ou insecticide : deux statuts

    Un répulsif éloigne les insectes, un insecticide les tue. Comme le rappelle notre guide du répulsif, l’insecticide à usage vétérinaire appliqué sur le cheval est un médicament : demande l’avis de ton vétérinaire avant de l’utiliser. Les répulsifs et leur mode d’emploi sont dans notre guide du répulsif anti-mouches.

    Pourquoi l’insecticide tient mal sur le cheval

    La thèse vétérinaire de Judith Badelon (ENVT, 2016) l’explique : pour la plupart des formulations, la durée d’action repose sur le sébum, qui fixe le produit sur la peau. Or le cheval en produit peu. La thèse conclut qu’il n’existe pas, pour les chevaux, de produit efficace et rémanent, et que les pulvérisations ou pour-on à base de pyréthroïdes n’ont pas de réel intérêt chez le cheval.

    S’ajoute un problème de zone. La même thèse note que les produits versés sur la ligne du dos diffusent mal vers les membres et le ventre, là où piquent les taons et les stomoxes.

    La résistance des stomoxes

    La thèse cite une étude de Salem et ses collègues, publiée en 2012. Des stomoxes prélevés à l’ENVT, une zone où les insecticides sont largement utilisés, résistaient aux pyréthroïdes. Il fallait des doses 7 à 22 fois supérieures aux doses recommandées pour tuer 90 % de cette population. Des stomoxes venus d’un élevage bio, sans insecticide chimique depuis quinze ans, restaient sensibles aux doses normales. C’était la première mise en évidence de cette résistance en France métropolitaine.

    GDS France tire la même leçon dans sa fiche sur les stomoxes de juillet 2025 : les traitements généralisés et systématiques des animaux favorisent la sélection de stomoxes résistants.

    Ce que GDS France déconseille

    • le traitement insecticide généralisé des bâtiments ;
    • les pulvérisations dans l’environnement ou près des élevages, à cause de leur impact sur les abeilles et la faune non ciblée ;
    • les traitements généralisés et systématiques des animaux.

    GDS France demande aussi de prévenir les apiculteurs voisins avant tout traitement : dates prévues, substances, durée d’action.

    Ce qui garde un intérêt

    Les larvicides sur les gîtes

    GDS France recommande de traiter aux larvicides les gîtes larvaires impossibles à supprimer. Un article de Réussir publié en juin 2026 décrit des régulateurs de croissance appliqués sur la litière, le fumier et les fosses, de préférence chaque mois, dans les zones non piétinées par les animaux. Ils empêchent la formation des pupes. La thèse de l’ENVT cite deux familles de régulateurs de croissance utilisées contre les stomoxes : les analogues de l’hormone juvénile et les inhibiteurs de la synthèse de chitine.

    Les adulticides sur les murs

    Le même article de Réussir décrit des insecticides appliqués sur des murs propres, à l’abri des courants d’air, avec un risque de contamination accidentelle à surveiller. La thèse signale que certaines peintures insecticides au spinosad sont peu toxiques pour les mammifères, mais hautement toxiques pour les abeilles.

    Le traitement des animaux en cas de maladie

    GDS France recommande d’appliquer un insecticide sur les animaux, et de désinsectiser le camion de transport avant et après chaque déplacement, quand une maladie transmise par les stomoxes circule dans l’élevage ou à proximité. Le RESPE cite la désinsectisation des écuries parmi les mesures de prévention de l’anémie infectieuse des équidés : voir notre article sur l’anémie infectieuse et les taons.

    Dans quel ordre agir

    1. Supprime les lieux de ponte : curage, fumier bâché et éloigné, refus de foin retirés. Voir notre article sur le fumier.
    2. Pose des pièges adaptés à chaque insecte, voir notre guide du piège à mouches pour chevaux et notre article sur le stomoxe.
    3. Protège physiquement le cheval : masque, chemise, horaires de sortie.
    4. Traite les gîtes résiduels avec un larvicide, en suivant l’étiquette.
    5. Réserve l’insecticide sur le cheval aux situations à risque, sur avis vétérinaire.

    Les auxiliaires qui parasitent les pupes de mouches sont une autre piste, détaillée dans notre article sur la lutte biologique.

    Les règles de base avec tout produit

    • lis l’étiquette : espèces autorisées, zones, doses, délais ;
    • jamais de produit prévu pour une autre espèce sur ton cheval sans avis vétérinaire ;
    • jamais de produit dans une mangeoire, un râtelier ou un abreuvoir ;
    • stocke les produits hors de portée des animaux et des enfants.

    Sources : GDS France, fiche biosécurité « Les stomoxes », juillet 2025 · J. Badelon, thèse ENVT, 2016 · Réussir, « Des alternatives pour contrôler les populations de mouches », juin 2026 · RESPE, fiche anémie infectieuse des équidés.

  • Masque anti-mouches pour cheval : le choisir et bien l’utiliser

    Le masque anti-mouches protège les yeux de ton cheval, et selon le modèle ses oreilles. Il ne remplace ni les pièges ni la gestion du fumier, mais il règle une gêne que rien d’autre ne couvre : les mouches agglutinées autour des yeux. Voici comment choisir le bon modèle selon les insectes de ton pré, et l’utiliser sans créer de problème.

    Ce qu’il faut retenir

    • Le masque protège la tête, pas les membres ni le ventre.
    • Choisis le modèle d’après l’insecte qui gêne ton cheval.
    • Habitue ton cheval progressivement.
    • Retire-le la nuit et contrôle les yeux chaque jour.
    • Combine-le avec les pièges et le répulsif, il ne suffit pas seul.

    Ce qu’un masque protège, et ce qu’il laisse

    Un masque couvre les yeux et parfois les oreilles. Il ne protège pas les zones que visent les insectes les plus agressifs :

    • le stomoxe pique surtout le bas des membres et le ventre, d’après la thèse vétérinaire de Judith Badelon (ENVT, 2016) ; voir notre article sur le stomoxe ;
    • le taon vise le corps du cheval, que le masque ne couvre pas ; voir notre article sur le taon ;
    • les culicoïdes attaquent en nuage le soir, et la dermite qu’ils déclenchent abîme surtout la crinière et la base de la queue, d’après le RESPE ; voir notre article sur les culicoïdes.

    Le masque sert surtout contre les mouches qui se posent autour des yeux, et contre les petits insectes qui entrent dans les oreilles.

    Les modèles

    Le masque sans oreilles

    Il couvre les yeux et le front. C’est le modèle de base quand les mouches se posent autour des yeux.

    Le masque avec oreilles

    Il couvre aussi les oreilles. Le guide Decathlon sur la protection contre les insectes présente le masque en nid d’abeille comme efficace pour protéger les yeux et les oreilles. Il est indiqué si ton cheval subit les simulies, ces petites mouches noires qui piquent l’intérieur des oreilles, détaillées dans notre article sur les simulies.

    Le frontal anti-mouches

    Des franges qui se fixent sur le licol ou le bridon. Le même guide indique qu’il protège les yeux au pré comme monté. C’est l’option pour le travail, quand un masque complet gênerait.

    Le bonnet

    Il couvre les oreilles pendant le travail. Le guide Decathlon note que certains cavaliers l’utilisent contre les moucherons dans les oreilles.

    Bien le choisir

    • La maille : fine et aérée, elle doit laisser ton cheval voir clairement.
    • La fixation : Decathlon décrit des modèles fixés par bandes auto-agrippantes, sans licol. Vérifie la qualité de la fermeture, c’est souvent elle qui lâche en premier.
    • La taille : le masque ne doit ni appuyer sur les yeux ni bâiller. Une maille qui touche l’œil irrite, un masque trop lâche glisse et tourne.
    • Les finitions : bords doux autour des yeux et des joues, pas de couture qui frotte.

    Essaie le masque au box avant de l’utiliser au pré. Regarde si ton cheval cligne, se frotte, ou cherche à l’enlever.

    Habituer ton cheval

    Le guide Decathlon conseille de prendre le temps d’habituer ton cheval à ce nouvel élément, et précise que plusieurs essais sont parfois nécessaires pour trouver le modèle qu’il supporte le mieux. Procède par étapes :

    1. montre-lui le masque, laisse-le le sentir ;
    2. pose-le quelques minutes au box, sous surveillance ;
    3. allonge la durée sur plusieurs jours ;
    4. passe au pré une fois qu’il le porte calmement.

    L’utiliser au quotidien

    • Retire-le la nuit. Le guide Decathlon le recommande pour éviter les zones de frottement.
    • Contrôle les yeux chaque jour en l’enlevant : larmoiement, rougeur, paupière gonflée, plaie.
    • Nettoie-le quand la maille s’encrasse : une maille sale gêne la vue et irrite.
    • Vérifie son état : une maille déchirée laisse passer les mouches et accroche.

    Un œil qui coule, rougit ou reste fermé demande l’avis de ton vétérinaire. L’ESCCAP rappelle aussi que des mouches déposent sur les yeux les larves des vers responsables des plaies d’été : une lésion qui bourgeonne près de l’œil se montre au vétérinaire.

    Les erreurs à éviter

    • Laisser le masque jour et nuit sans le retirer : tu ne vois plus les yeux, et les frottements s’installent.
    • Choisir un masque trop serré pour qu’il tienne : il frotte au chanfrein et derrière les oreilles.
    • Garder un masque abîmé : une maille déchirée accroche les branches et les clôtures.
    • Compter sur le masque seul : les mouches se reportent sur le corps et les membres.
    • Mettre du répulsif sous le masque près des yeux sans avis vétérinaire : le produit coule avec la sueur.

    Le cas du soir et des moustiques

    Dans les zones touchées par le virus West Nile, l’ARS Occitanie cite l’usage de couvertures et de masques anti-insectes parmi les mesures pour limiter les piqûres de moustiques. Le contexte et les autres mesures sont dans notre article sur West Nile et les moustiques.

    Le masque dans ton plan de protection

    1. Coupe la source : fumier bâché et éloigné, voir notre article sur le fumier.
    2. Pose des pièges par zone, voir notre guide du piège à mouches pour chevaux.
    3. Protège le cheval : masque pour la tête, chemise pour le corps si besoin.
    4. Complète avec un répulsif sur les zones découvertes, avec notre guide du répulsif anti-mouches.

    Source : guide Decathlon « Comment protéger efficacement son cheval des insectes » · thèse J. Badelon, ENVT, 2016 · ARS Occitanie, conseils aux détenteurs de chevaux sur le virus West Nile.

  • Simulies : protéger les oreilles de ton cheval des mouches noires

    Les simulies sont de minuscules mouches noires qui piquent en groupe, en plein jour, souvent à l’intérieur des oreilles. Ton cheval secoue la tête, refuse qu’on lui touche les oreilles, et tu ne vois presque rien. Voici comment les reconnaître, comprendre d’où elles viennent, et protéger ton cheval.

    Ce qu’il faut retenir

    • Les simulies mesurent 1 à 6 mm et seules les femelles piquent.
    • Elles visent les zones à peau fine : intérieur des oreilles, fourreau, aine, mamelles.
    • Leurs larves vivent dans les rivières : tu ne supprimes pas leur source.
    • Elles restent dehors : le box offre un abri les jours d’attaque.
    • La protection passe par le bonnet, le masque à oreilles et le filet.

    Les reconnaître

    La thèse vétérinaire de Judith Badelon, soutenue à l’École nationale vétérinaire de Toulouse en 2016, les décrit ainsi :

    • de petits insectes trapus, à l’allure bossue, de 1 à 6 mm ;
    • des antennes courtes, plus courtes que la tête ;
    • environ 1 300 espèces dans le monde, dont une soixantaine en France.

    Comme chez le taon, seules les femelles se nourrissent de sang. Elles lacèrent la peau pour créer une petite flaque de sang qu’elles aspirent. Le repas dure 4 à 5 minutes, selon la thèse.

    Ne les confonds pas avec les culicoïdes, ces moucherons qui attaquent surtout le soir. Notre article sur les culicoïdes explique la différence de comportement, et notre guide d’identification les place parmi les autres insectes du pré.

    Où et quand elles attaquent

    Toujours selon la thèse :

    • elles sont attirées d’abord par les couleurs sombres, puis par le dioxyde de carbone et la chaleur du corps ;
    • elles piquent les zones à peau fine : fourreau, aine, mamelles et intérieur des oreilles ;
    • les femelles se nourrissent pendant la journée, par temps ensoleillé et vent faible ;
    • elles restent en général hors des bâtiments.

    D’où elles viennent

    La femelle pond 150 à 500 œufs sur des supports à moitié immergés ou à la surface de l’eau. Les larves vivent dans les eaux courantes rapides et bien oxygénées. La thèse rapporte des adultes observés à plusieurs dizaines de kilomètres de leurs gîtes. En hiver, les larves passent la saison froide dans l’eau, au ralenti sous 4 °C.

    Conséquence pratique : contrairement au stomoxe, la simulie ne naît pas dans ton fumier. Tu ne contrôles pas sa source. La thèse rappelle que traiter les rivières aux insecticides chimiques est exclu ; elle cite une bactérie, Bacillus thuringiensis israelensis, utilisée contre leurs larves dans de grands programmes de lutte, comme en Afrique de l’Ouest. Ce n’est pas un outil à l’échelle d’une écurie.

    Les effets sur ton cheval

    La thèse liste plusieurs effets :

    • Le harcèlement : attaques groupées et piqûres douloureuses.
    • Les lésions d’oreille : des otites, et des plaques claires en forme de taches de bougie, non douloureuses, qui persistent parfois toute la vie de l’animal.
    • L’allergie : la salive des simulies fait partie des causes de la dermatite estivale, avec celle d’autres insectes.
    • Les éclosions massives : au printemps, quand beaucoup de simulies éclosent en même temps, leurs piqûres en nombre provoquent de vraies envenimations.

    Si ton cheval a des oreilles croûteuses, gonflées ou douloureuses, montre-le à ton vétérinaire. D’autres causes donnent des signes proches.

    Protéger ton cheval

    Couvrir les oreilles

    • Au pré : un masque anti-mouches avec oreilles. Le guide Decathlon sur la protection contre les insectes cite le masque en nid d’abeille, qui protège les yeux et les oreilles. Voir notre article sur le masque anti-mouches.
    • Monté : un bonnet. Le même guide indique que certains cavaliers l’utilisent pour éviter les moucherons dans les oreilles.
    • Les filets : la thèse cite des filets d’oreille, imprégnés ou non d’insecticide.

    Choisir les horaires

    Les simulies piquent en journée, par beau temps et vent faible, et restent dehors. Les jours de forte attaque, garde ton cheval au box aux heures chaudes et sors-le le soir ou tôt le matin. Surveille alors les culicoïdes, actifs à la tombée du jour.

    Les produits

    La thèse cite l’huile de cade pour ses propriétés répulsives, antiseptiques et apaisantes, et indique que les pyréthroïdes semblent donner les meilleurs résultats contre les piqûres d’oreille. Demande l’avis de ton vétérinaire avant d’appliquer un produit près des oreilles. La méthode d’application des répulsifs est dans notre guide du répulsif anti-mouches.

    Ta routine pendant la saison

    1. Au printemps : prépare masque à oreilles, bonnet et répulsif avant les premières belles journées, quand les éclosions massives sont possibles selon la thèse.
    2. Chaque jour de beau temps : regarde l’intérieur des oreilles au pansage, sans forcer si ton cheval se défend.
    3. Les jours sans vent : rentre ton cheval aux heures chaudes si tu vois des nuées autour de sa tête.
    4. Toute la saison : note les croûtes, les plaques claires et les secouements de tête, et montre-les à ton vétérinaire s’ils s’installent.

    Et les pièges

    La thèse est claire : la littérature ne présente pas le piégeage comme un moyen de lutte efficace contre les simulies, seulement comme un outil de suivi des populations. Dans l’essai de 2015 à l’ENVT, un piège à taons à boule noire équipé d’un écran bleu a capturé plus de simulies que les autres modèles. Ça te renseigne sur leur présence, pas plus. Pour les taons et les mouches de l’écurie, les pièges gardent leur intérêt : voir notre guide du piège à mouches pour chevaux.

    Source : J. Badelon, thèse « Piégeage des taons et des stomoxes », ENVT, 2016, partie Simuliidae.

  • Stomoxe : la mouche qui pique les jambes de ton cheval

    Le stomoxe est la mouche qui pique les jambes de ton cheval en plein jour, à l’écurie comme au pré. Il ressemble à une mouche domestique, mais il se nourrit de sang et sa piqûre fait mal. Voici comment le reconnaître, à quel moment de l’année il attaque, et le piège qui le capture le mieux d’après les essais menés à l’École nationale vétérinaire de Toulouse.

    Ce qu’il faut retenir

    • Le stomoxe pique surtout le bas des membres et le ventre, en journée.
    • Il pond dans le fumier, la paille humide, les refus de foin et le foin au sol.
    • En France, il apparaît au printemps et culmine en juin et juillet.
    • Le piège le plus efficace contre lui associe le bleu et le noir, posé au soleil et près du sol.
    • La gestion du fumier reste ta première arme.

    Le reconnaître

    La fiche biosécurité de GDS France, rédigée avec l’École nationale vétérinaire de Toulouse en juillet 2025, le décrit ainsi :

    • 6 à 8 mm, trapu, ailes écartées ;
    • 4 bandes noires sur le thorax ;
    • actif en journée, avec des piqûres douloureuses sur les flancs et les membres des chevaux et des bovins.

    GDS France précise que Stomoxys calcitrans est l’unique espèce de stomoxe présente en France métropolitaine. Pour le distinguer des autres insectes du pré, consulte notre guide d’identification.

    Pourquoi sa piqûre gêne autant ton cheval

    La thèse vétérinaire de Judith Badelon, soutenue à l’ENVT en 2016, rassemble ce que l’on sait de son comportement :

    • mâles et femelles piquent, et un stomoxe prend un ou plusieurs repas de sang par jour ;
    • sa salive ne contient pas de substance anesthésiante : la piqûre est douloureuse ;
    • il se nourrit de préférence sur le bas des membres et le ventre, en particulier sur les antérieurs, où la peau est plus fine ;
    • il passe le reste du temps posé sur les murs, les poteaux, les fils ou les arbres.

    C’est ce qui explique les coups de pied au ventre et les membres qui tapent le sol pendant le pansage.

    Où il se reproduit

    Selon la même thèse, la femelle pond des grappes de 25 à 50 œufs, 10 à 11 fois au cours d’une vie de 2 à 4 semaines. Elle choisit un milieu humide, friable et en décomposition : fumier, végétaux coupés, refus d’aliment, balles de foin posées à même le sol.

    La durée du cycle dépend de la chaleur. La thèse cite plus de 60 jours à 15 °C, et moins de 12 jours à 30 °C. GDS France retient un cycle d’environ 3 à 4 semaines. En plein été, une fumière mal gérée produit donc une nouvelle génération en moins de deux semaines.

    Les gestes qui coupent cette production sont détaillés dans notre article sur le stockage du fumier.

    Sa saison

    Un suivi par piégeage mené en 2009 sur le campus de l’ENVT, à Toulouse, et repris dans la thèse, donne le calendrier suivant :

    • aucune capture avant avril ;
    • premières captures quand la température moyenne passe entre 12 et 20 °C ;
    • hausse nette en mai, maximum en juin et juillet ;
    • chute de l’activité au cœur de l’été, au-dessus de 28 °C ;
    • pics possibles à l’automne lors des redoux ;
    • plus aucune capture à partir de la mi-décembre, avec les premières gelées.

    La thèse ajoute que les stomoxes se nourrissent le plus entre 30 et 32 °C, cessent de se nourrir sous 14 °C, et parcourent jusqu’à 3 km. Ton voisinage compte donc autant que ta propre écurie.

    Le piège bleu et noir

    Les stomoxes repèrent leur hôte à l’odeur, puis à la vue. La thèse rapporte une forte sensibilité aux bleus et un attrait pour le contraste bleu et noir. C’est le principe du piège Vavoua, mis au point en Afrique contre la mouche tsé-tsé.

    Sa construction

    • trois écrans cousus à 120 degrés ;
    • sur chaque écran, une bande bleue de 75 x 30 cm à l’extérieur et une bande noire de 75 x 15 cm au centre ;
    • un cône de moustiquaire tenu par un cercle de fil de fer d’environ 80 cm de diamètre ;
    • au sommet, un système anti-retour et une boîte de collecte.

    Sa pose

    • le bas du piège à 50 cm du sol au plus, parce que les stomoxes volent entre 30 cm et 1 m ;
    • en plein soleil, pour que le bleu réfléchisse au mieux.

    Ce qu’il a donné à Toulouse

    En 2015, l’essai de la thèse a comparé quatre pièges sur le campus de l’ENVT, près de chevaux, de bovins et de moutons. Le piège Vavoua a capturé à lui seul près des trois quarts des stomoxes. Un piège à taons à boule noire, même équipé d’un écran bleu, en a capturé six fois moins.

    Revers de la médaille : le Vavoua est le moins sélectif. Près de la moitié des insectes capturés n’étaient pas visés, pollinisateurs compris. L’auteure conseille de ne le poser qu’aux abords des prés, pendant le pic de juin et juillet.

    À l’intérieur de l’écurie

    La thèse cite deux outils : les pièges électriques à lumière ultraviolette, alors à l’étude à l’ENVT, et les fils englués tendus en hauteur. Les règles de pose des surfaces collantes sont dans notre guide du piège à mouches pour chevaux.

    Un vecteur, pas seulement une nuisance

    GDS France rappelle que le stomoxe transmet des agents de maladies, dont la besnoitiose et la dermatose nodulaire contagieuse des bovins. La thèse cite aussi son rôle dans le cycle d’Habronema microstoma, l’un des vers des plaies d’été. Côté insecticides, la même thèse rapporte des stomoxes résistants aux pyréthroïdes en France : le détail est dans notre article sur les insecticides contre les mouches.

    Sources : J. Badelon, thèse « Piégeage des taons et des stomoxes », ENVT, 2016 · GDS France, fiche biosécurité « Les stomoxes », juillet 2025.

  • Plaies d’été du cheval : quand les mouches déposent des larves dans les plaies

    Une plaie qui bourgeonne au lieu de cicatriser, près de l’œil ou sur une ancienne blessure, en plein été : pense aux plaies d’été. Ce sont des lésions dues à des larves de vers que les mouches déposent sur ton cheval. Le cycle passe par le crottin, le fumier et les asticots. Voici comment il fonctionne et ce que tu fais pour le casser.

    Ce qu’il faut retenir

    • Les plaies d’été sont dues aux larves de trois vers de l’estomac du cheval.
    • Les mouches transportent ces larves et les déposent sur les lèvres, le nez, les plaies, les yeux, l’anus ou la vulve.
    • Les lésions apparaissent à la belle saison et régressent en automne et en hiver.
    • Le traitement est difficile et passe souvent par la chirurgie : la prévention compte plus que tout.
    • Lutte contre les mouches, protège les plaies et gère le fumier.

    Trois vers, un même scénario

    Les informations de cet article viennent de la fiche de l’ESCCAP France, association de vétérinaires parasitologues, sur l’habronémose et la draschiose.

    Trois vers de la famille des Spiruridés sont en cause : Habronema microstoma, Habronema muscae et Draschia megastoma. Ils ont des points communs :

    • les adultes vivent dans l’estomac du cheval ;
    • leurs larves se retrouvent parfois dans la peau, les plaies ou l’œil ;
    • à ces endroits, elles provoquent les lésions appelées plaies d’été.

    Le cycle : du crottin à la plaie

    1. Les vers femelles pondent dans l’estomac. Les œufs sortent avec les crottins.
    2. Les œufs éclosent. Les larves sont avalées par les asticots de mouches, et restent vivantes.
    3. Quand l’asticot devient mouche, le parasite est toujours là, surtout au niveau de ses pièces buccales.
    4. La mouche dépose les larves près des lèvres et sur le bout du nez du cheval, et parfois dans les plaies, aux marges de l’anus ou de la vulve, ou sous les paupières.
    5. Le cheval se contamine aussi en avalant des mouches mortes.

    Les mouches concernées sont la mouche domestique, Musca domestica, pour H. muscae et D. megastoma, et le stomoxe, Stomoxys calcitrans, pour H. microstoma.

    Ces deux mouches pondent dans le fumier, d’après GDS France. Le tas de fumier mal tenu fabrique donc à la fois les mouches et les asticots qui portent le parasite.

    Les signes

    Sur la peau

    Les larves déposées sur les plaies, au niveau des yeux, de l’anus ou de la vulve provoquent des lésions qui prolifèrent et s’ulcèrent. Elles apparaissent pendant la période d’activité des mouches, à la belle saison, et ont tendance à régresser en automne et en hiver.

    Repère ces situations :

    • une plaie d’été qui grossit et bourgeonne au lieu de se refermer ;
    • une lésion à l’œil, sous la paupière, ou au-dessus de l’auge ;
    • une lésion autour de l’anus ou de la vulve.

    Dans l’estomac

    Les vers adultes causent parfois une gastrite. D. megastoma vit dans des nodules de la muqueuse gastrique. Les habronèmes provoquent plutôt une gastrite avec du mucus, parfois des ulcérations et des saignements. L’ESCCAP précise que les signes digestifs restent en général discrets.

    Le diagnostic revient au vétérinaire

    Seule la mise en évidence de larves dans la lésion permet de conclure à une plaie d’été. Le vétérinaire les recherche au microscope après raclage, ou par analyse d’un morceau de la lésion. Pour l’estomac, il s’appuie sur une coproscopie ou une gastroscopie.

    Si une plaie ne cicatrise pas en été, appelle-le sans attendre l’automne.

    Le traitement est difficile

    Plusieurs vermifuges pour chevaux sont actifs sur les vers présents dans l’estomac. En revanche, l’ESCCAP indique que leur activité sur les larves des plaies d’été est inconstante. Le traitement des lésions est difficile et demande souvent la chirurgie.

    D’où l’intérêt de tout miser sur la prévention.

    La prévention, geste par geste

    L’ESCCAP recommande trois axes : traiter les chevaux contre les mouches, éviter le contact avec les insectes et protéger les plaies. Traduit en routine :

    Protéger les plaies

    • Nettoie toute plaie le jour même et couvre-la d’un pansement adapté, comme le conseille l’ESCCAP.
    • Contrôle-la chaque jour pendant la saison des mouches.

    Éloigner les mouches du cheval

    • Utilise une couverture anti-insectes et un masque, cités par l’ESCCAP.
    • Applique un répulsif ou un insecticide adapté au cheval. Notre guide pour appliquer un répulsif anti-mouches détaille la méthode.

    Casser le cycle à la source

    • Ramasse et stocke les crottins et le fumier à l’écart des chevaux.
    • Couvre le tas d’une bâche noire, recommandée par GDS France contre les larves de stomoxes.
    • Supprime la paille humide et les refus, autres lieux de ponte.

    Tous ces gestes sont détaillés dans notre guide sur le stockage du fumier de cheval. Pour capturer les mouches adultes autour de l’écurie, appuie-toi sur notre guide du piège à mouches pour chevaux.

    Vermifuger avec ton vétérinaire

    Comme les vers adultes vivent dans l’estomac, ton vétérinaire tient compte de ce risque dans le plan de vermifugation de ton écurie.

    Sources : ESCCAP France, habronémose et draschiose (plaies d’été) · GDS France, fiche biosécurité « Les stomoxes », juillet 2025.

  • Culicoïdes : protéger ton cheval des moucherons du soir

    Les culicoïdes sont de petits moucherons piqueurs qui attaquent en nuage, le soir. Pour la plupart des chevaux, c’est une gêne. Pour certains, c’est le début d’une allergie qui revient chaque année : la dermite estivale. Voici comment ces moucherons vivent, à quelles heures ils piquent et comment protéger ton cheval avant que le problème ne s’installe.

    Ce qu’il faut retenir

    • Les culicoïdes sont actifs à la belle saison, surtout en fin de journée.
    • Ils aiment l’humidité et craignent le vent.
    • Chez les chevaux prédisposés, leurs piqûres déclenchent la dermite estivale récidivante.
    • Une fois installée, cette allergie ne s’éradique pas : la priorité est de ne pas la laisser s’implanter.
    • Couverture moustiquaire, horaires de sortie et pâture bien choisie forment ta base.

    Qui sont les culicoïdes

    Ce sont des moucherons piqueurs qui se nourrissent de sang. L’ESCCAP France, association de vétérinaires parasitologues, les décrit ainsi :

    • actifs surtout à la belle saison ;
    • surtout le soir après 17 h, avant le coucher du soleil ;
    • attaquant en général en nuage ;
    • actifs aussi en saison froide dans les régions au climat doux.

    Ce sont eux qui te piquent le crâne quand tu vas voir tes chevaux au pré le soir.

    Le RESPE, réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine, ajoute :

    • les culicoïdes vivent environ 3 semaines ;
    • leur pic s’étend d’avril à octobre, quand les températures dépassent 12 °C ;
    • leur activité intense se situe entre 17 h et 23 h ;
    • ils sont moins présents en montagne, au-dessus de 800 m, et dans les zones venteuses comme le bord de mer.

    La dermite estivale : le vrai risque

    La dermite estivale récidivante est une allergie à la salive d’insectes piqueurs. Les culicoïdes sont les plus impliqués. L’ESCCAP cite aussi les simulies, les moustiques, les taons et les stomoxes parmi les insectes soupçonnés.

    Les chiffres et les faits à connaître :

    • elle touche de 5 à 10 % des chevaux et poneys en France, selon l’ESCCAP, ce qui la place au premier rang des maladies de peau du pays ;
    • elle se déclare sur des chevaux génétiquement prédisposés ;
    • l’ESCCAP cite parmi les races plus touchées le trait Breton, le Frison, l’Islandais et le Shetland ;
    • le RESPE précise qu’elle n’est pas contagieuse, mais qu’elle est impossible à éradiquer une fois installée ;
    • selon le RESPE, les signes apparaissent parfois dès l’âge de 2 ans.

    Les signes à surveiller

    • de fortes démangeaisons : le cheval se frotte contre les arbres, les piquets, les parois du box ;
    • des crins cassés et ébouriffés à la base de la queue et de la crinière ;
    • une perte de poils puis une peau qui s’épaissit ;
    • des plaies et des croûtes qui s’infectent avec le grattage.

    L’ESCCAP rappelle qu’aucun test ne confirme la dermite estivale. D’autres causes donnent des signes proches : gales, poux, oxyures, autres allergies. Si ton cheval se gratte, montre-le à ton vétérinaire pour poser le diagnostic.

    Le cas du cheval qui change de région

    Le RESPE note que les signes s’intensifient en période chaude et humide, et qu’ils apparaissent aussi lors d’un déménagement ou d’un changement de région. Si tu installes ton cheval dans une pâture humide après des années en zone sèche, surveille-le de près dès le premier été. Il n’existe pas de test pour prédire sa sensibilité, d’après le RESPE : seule l’observation te renseigne.

    Protéger ton cheval : les mesures qui comptent

    Choisir la pâture

    • Place les chevaux sensibles dans des pâtures sèches et ventées. L’ESCCAP explique que les culicoïdes, sensibles au vent et dépendants de l’humidité pour se reproduire, n’y survivent pas.
    • Limite l’accès aux points d’eau stagnante et aux herbages humides, où se développent les larves, comme le recommande le RESPE.

    Adapter les horaires

    • Rentre les chevaux sensibles à l’écurie dès 17 h, comme le conseille l’ESCCAP.
    • Pour un cheval au box, programme ses sorties en dehors de la période 17 h à 23 h signalée par le RESPE.

    Couvrir le cheval

    Pour les chevaux au pré, l’ESCCAP considère la couverture moustiquaire portée en permanence comme la meilleure solution actuelle. Il existe des modèles résistants qui couvrent tout le corps, et certains sont imprégnés de répulsif.

    Protéger l’écurie

    • Pose des moustiquaires sur les ouvertures.
    • Installe des ventilateurs près des boxes : selon l’ESCCAP, le flux d’air empêche moucherons et moustiques d’approcher.

    Utiliser les produits avec méthode

    • Applique un insectifuge sur l’ensemble du corps. Son action est courte et la sueur le dilue : renouvelle souvent.
    • Le RESPE conseille de préférence une base huileuse, qui isole la peau.
    • N’utilise pas un produit prévu pour une autre espèce, comme les bovins, sans avis vétérinaire : le RESPE signale un risque d’allergie.

    La méthode d’application est détaillée dans notre guide pour bien utiliser un répulsif anti-mouches.

    Le calendrier de ta protection

    1. Avant avril : prépare couverture, moustiquaires et ventilateurs, et choisis la pâture sèche.
    2. D’avril à octobre : rentrée à 17 h, couverture permanente pour les chevaux sensibles, produits renouvelés.
    3. En hiver doux : reste vigilant, les culicoïdes restent actifs dans certaines régions.
    4. Toute l’année : surveille queue et crinière, et appelle ton vétérinaire au premier grattage suspect.

    Pour distinguer les culicoïdes des autres insectes, consulte notre guide d’identification. Pour les gros piqueurs de la journée, lis notre article sur le taon.

    Sources : RESPE, fiche « Dermite estivale » · ESCCAP France, fiche « La dermatite estivale récidivante ».

  • Mouche plate du cheval : reconnaître l’hippobosque et t’en débarrasser

    Une mouche aplatie qui court sur la peau comme une araignée et se cache sous la queue : c’est l’hippobosque, la mouche plate du cheval. Elle ne fait pas que passer : elle vit sur ton cheval. Voici comment la reconnaître, pourquoi elle résiste aux méthodes habituelles et ce que tu fais pour en débarrasser ton cheval.

    Ce qu’il faut retenir

    • L’hippobosque vit sur le cheval en quasi-permanence.
    • Elle se cache sous la queue, autour de l’anus, entre les cuisses, au fourreau ou aux mamelles.
    • Sa piqûre est douloureuse et déclenche des mouvements de défense brusques.
    • Ses griffes la rendent difficile à décrocher.
    • Retrait manuel, produits gras ou répulsifs sur ses zones, et avis du vétérinaire pour un insecticide.

    Qui est l’hippobosque

    Les informations de cet article viennent de la fiche de l’ESCCAP France, association de vétérinaires parasitologues, consacrée à Hippobosca equina.

    On l’appelle hippobosque du cheval, mouche plate ou mouche-araignée. Elle vit sur le cheval en quasi-permanence et se déplace sur l’animal comme une araignée. On la rencontre de temps en temps sur les bovins et les ovins. En France, les départements du sud sont les plus concernés.

    Où la chercher sur ton cheval

    L’ESCCAP cite ses zones préférées :

    • les marges de l’anus ;
    • la région sous la queue ;
    • la face interne des cuisses ;
    • le fourreau chez le mâle, les mamelles chez la jument.

    Elle se rencontre aussi ailleurs sur le corps. Le diagnostic se fait à l’œil : tu la vois sur la peau.

    Inspecter sans prendre de coup

    La piqûre de l’hippobosque provoque des réactions brusques. Inspecte ces zones avec méthode :

    1. Attache ton cheval ou fais-le tenir par une autre personne.
    2. Annonce-toi de la voix et pose la main sur la croupe avant de soulever la queue.
    3. Reste sur le côté, près de la hanche, jamais dans l’axe des postérieurs.
    4. Regarde vite et bien éclairé, en fin de pansage.

    Un cycle qui se passe presque tout entier sur le cheval

    L’ESCCAP décrit un cycle original :

    • les adultes vivent et se reproduisent sur le cheval, et se nourrissent de son sang ;
    • les femelles ne pondent pas d’œufs : ils éclosent dans leur utérus et les larves s’y développent ;
    • les larves ne sont déposées au sol qu’au stade de pupe, dernier stade avant l’adulte ;
    • chaque femelle produit en moyenne 5 à 6 pupes au cours de sa vie.

    Conséquence pratique : l’hippobosque ne pond pas dans le fumier comme la mouche domestique ou le stomoxe. Un piège à appât posé à la fumière ne la vise pas. La lutte se fait sur le cheval.

    Quels risques pour ton cheval

    L’ESCCAP décrit une piqûre douloureuse, qui entraîne chez le cheval de subits mouvements de défense, ce qui pose un vrai sujet de sécurité au pansage, à la monte et au travail en main.

    L’ESCCAP précise en revanche que l’hippobosque ne semble pas transmettre de micro-organismes pathogènes. Le problème est la douleur et le comportement qu’elle déclenche.

    Comment t’en débarrasser

    L’ESCCAP le reconnaît : il est difficile de se débarrasser des mouches plates. Elles ont de fortes griffes qui les accrochent à la peau. Trois méthodes sont proposées.

    1. Le retrait manuel

    Retire les mouches à la main. Elles sont difficiles à attraper : l’ESCCAP conseille de t’aider de bandes collantes. Applique la bande sur la mouche puis retire-la d’un geste.

    2. Les produits qui gênent leur nutrition

    Applique sur leurs zones préférées des substances répulsives ou qui gênent leur nutrition. L’ESCCAP cite l’huile végétale, les pommades grasses et les lotions. Teste d’abord sur une petite surface et surveille la peau, surtout sous la queue où elle est fine.

    3. Les insecticides

    Certains produits conçus pour les bovins seraient efficaces selon l’ESCCAP, qui renvoie au vétérinaire. N’utilise pas un produit pour bovins sans son accord : la dose, la molécule et le mode d’application ne se transposent pas d’une espèce à l’autre.

    Mouche plate ou autre insecte : comment trancher

    Trois indices orientent vers l’hippobosque plutôt que vers une autre mouche :

    • elle reste sur le cheval au lieu de s’envoler à ton approche ;
    • elle se déplace en marchant sur la peau, à la manière d’une araignée ;
    • tu la trouves dans les zones cachées : sous la queue, entre les cuisses, au fourreau ou aux mamelles.

    Un insecte qui pique en vol puis repart, en plein soleil, fait plutôt penser au taon. Des moucherons en nuage le soir font penser aux culicoïdes.

    Pourquoi on ne la prévient pas

    Dans les régions touchées, l’ESCCAP explique qu’aucune prévention complète n’est possible :

    • la pupe se trouve dans l’environnement ;
    • d’autres animaux, comme les bovins, abritent aussi des adultes.

    Des traitements insecticides réguliers limitent le risque d’infestation. Fais-les définir par ton vétérinaire.

    Ta routine pendant la saison

    1. Inspecte le dessous de la queue et l’intérieur des cuisses à chaque pansage.
    2. Retire les mouches présentes avec une bande collante.
    3. Applique un produit gras ou un répulsif adapté sur les zones à risque. Notre guide pour appliquer un répulsif anti-mouches t’aide à le faire correctement.
    4. Note les jours où tu en trouves, pour en parler au vétérinaire.
    5. Sécurise tes manipulations tant que la saison dure.

    Pour reconnaître les autres insectes qui gênent ton cheval, consulte notre guide d’identification. Et pour le taon, autre gros piqueur du pré, lis notre article sur le taon et le cheval.

    Source : ESCCAP France, Hippobosca equina (mouches plates).